Hier soir, quand j’ai ramené maman de la gare vers 2230, il faisait un tout petit degré. On est peut-être sortis de la canicule à l’envers ?

On a tous plus ou moins la crève, surtout maman qui a fait un sprint pour attraper le dernier TGV qui rentre en Lorraine, le soir, 2040, ce n’est pas bien tard. TGV, vite mais pas souvent… Tout un programme pour les amoureux… du train.

Hier, il y a eu présentation des voeux à l’IRSID. Sinistre. Il faut travailler, créer de la valeur, montrer que la R&D est un centre de profits pas de coûts, blabla, j’en suis sorti encore plus faché qu’en y allant. Surtout que tous les gens présents se demandaient en fait si ils allaient passer à la charrette, ceux qui font partie des PG&A évidemment. Une charette de départs volontaires, tu parles… On refile deux ou trois mois de salaire et salut, bye bye. Les gens voulaient entendre parler de la crise, combien de temps çà va durer, M. Mittal va-t-il payer un peu de sa fortune personnelle pour aider les salariés en difficulté, etc. Revenez l’année prochaine. 

J’entends maman qui se lève, ramenée sur terre par la levée de notre soleil privé dans la chambre avec champs d’oiseau. Moi, je ne tiens jamais la demi-heure que dure ce scénario.

Je passe la journée à Paris, à l’académie des technologies. Ces cons-là ont décidé d’être immortels, comme les autres académiciens, et ils ne seront donc pas renouvlés. Pas de place pour les jeunes générations, lol !

Puis ce soir, la Norvège. Trondheim. l y fait plus chaud qu’ici.

Bises à tout le monde,

 

Papi